حديث مع طفل لم يوجد

انت تتساءل بلا شك: لم لم توجد؟ و انا مثلك اتساءل.

يحدث فى عالم الآدميين الذى لا تعرفه ان تبقى الاسئلة معلّقة، مجرّد أسئلة… 

افهمك تماما، يبدو هذا غريبا، كيف لسؤال ان يفضي لسؤال آخر، ثم آخر، ثمّ آخر، دون أن ينتهي أبدا الى جواب.. هذا هو غرور الاداميين، نرفض ان نعترف ان لا جواب. مع أننا نعرف بشكل ما، أنه ما من جواب..

هى لعبة العقل، ان نفترض معرفة الجهل بالاشياء، فهمنا لهذا الجهل، إدراكنا لمحدوديّته، و سعينا الدؤوب نحو بتره.. لقد تبنينا المعرفة كخلفيّة مطلقة و صرنا بها مؤمنين. 

تفلسفت عليك ؟؟ طيب بكل صدق و جهل لامحدود لا امل فى تقلّصه، جهل شاسع كمحيط يبتلعني، و يغمس عقلى كبسكوتة فى الماء، ليتفكك و اتفكك.. لا اعرف لماذا لم توجد و اعرف ان لا جواب لهذا السؤال. لن يكون.

ساخبرك، ان قرار الوجود من عدمه، قرار لامعقول، اقصد لا يمكن لهذه الأشياء ان تقرر، هي تحدث او لا. 

لقد سائلت نفسي ذات مرّة : هل تحبيّن ان توجدي ؟؟

و طمئنتها: لك الحق الكامل فى الاختيار.

خيّل الي اني أملك الاختيار، مع اننى بمجرّد وجودي فقدت موضوعيّتي تماما، فقدت المسافة المتساوية التى تخوّل لى ان اختار. 

كلّ ما اختاره خارج الممكن، لا معنى له. لكنه وهم العقل، وهم التجريد، لعبة الرياضيات…

من الجميل أن نتحدّث عن الارادة الحرّة و حق الاختيار و تحديد المصير.

نحن البشر يا صديقي كائنات ضئيلة تدعو للشفقة يعصف بنا الوهم و الحاجة و الذعر، كائنات عنيفة جدّا موغلة فى الخيلاء، أعطينا أنفسنا كامل الصلاحيّة، لأجل ان نختار خارج الممكن. مع أننا نحسّ و نشعر و لنا مصابيح داخليّة مضيئة: الحدس.

انت فى عالم لا اعرفه، من عالم المعرفة المعبّد الى قاع المحيطات العنيف الاهوج، حيث تستوي الامور فى طبيعتها و تتوازن بقانون بسيط لا يشكّله الوهم.

هناك فى قاع المحيط كل شئ جميل و شاسع، القتل خاطف لا ادّعاء فيه، لا خيار، لا تفاضليّة معرفة او جهل.

هناك فى قعر الضّلمة، سمكات مشعّة مضيئة، لم تفقدها الحضارة حدسها، غريزة الدفاع عن اليوم القادم، بدعوى أنها تملك حق اختيار الموت.. الذى لا تعرفه.

 

Les tunisiennes ne sont pas à l’abri du « revenge porn »

 « Des photos de toi nue ! Partout sur Internet ! »

Les messages affluent par dizaines. Je ne sais plus où donner de la tête. Les alertes viennent de partout : SMS, e-mails, messages instantanés. Des amis, des connaissances, des inconnus. Tous m’informent que des photos intimes de moi circulent comme un virus de portable en portable et sur les réseaux sociaux. Mon corps se met à trembler. Reste calme. Paniquer ne sert à rien. Je dois voir les clichés en personne pour me rendre compte de l’ampleur du désastre avant de m’apitoyer sur mon sort et d’envisager une réaction. Je demande à Pamela de m’envoyer une copie de ce qu’elle a vu. Sa réponse sonne comme un mauvais présage. « Je ne peux pas Nathalie. C’est trop… c’est trop cru. » Mon pouls s’accélère. Si je ne peux pas les voir, je dois en connaître la source. Pamela est la première à m’avoir informée. Elle doit connaître l’origine de leur publication. « Je les ai reçues via un groupe d’amis basé à New Bell », me signale-t‑elle

Je suis chez moi lorsque je trouve le courage d’ouvrir les fichiers joints à leurs messages d’alerte. Le choc est d’une violence inouïe. Je manque de m’effondrer. Il n’y a aucune place pour l’imagination. Tout est là. Mon corps nu, dans les postures les plus dégradantes, et jusque dans les moindres détails. L’une d’elle me montre en plein ébat avec un homme que je reconnais comme étant Sonor. Une autre est un selfie pris devant un miroir dans le plus simple appareil. Une autre encore, sans doute la plus choquante, me pré- sente en train de me masturber les quatre fers en l’air. Ce n’est pas juste de la nudité : ce sont des instantanés de ma vie sexuelle jetés en pâture au public. Bravo. Ça y est. Il a gagné. Samuel m’a tuée. Son geste n’est pas une simple revanche, aussi cynique et perverse soit-elle : c’est un assassinat social. Je ne souhaiterais pas pareille infamie à mon pire ennemi. Il n’a pas hésité à l’infliger à celle qui l’a tant aimé. Je crie, je pleure, dans un déluge de rage et de haine mêlées. C’est trop. C’est insupportable. C’est irréversible. Je m’écroule, inconsciente, terrassée par le choc Je me réveille tuyautée de partout. Les médecins expliquent m’avoir injecté du glucose pour me remettre sur pieds. En me rappelant la raison de mon état et de ma présence ici, ma crise de larmes repart de plus belle et paraît ne plus devoir cesser. Me voir ainsi offerte à la face du monde n’est pas le pire. C’est lorsque je pense à mes frères, à ma mère, mes oncles, mes cousins, à tous ceux qui me sont chers et qui ont vu ou verront un jour ces horreurs que je plonge dans le désespoir le plus absolu. Comment vivre avec une pareille abomination sur la conscience ? Comment sortir dans la rue en supportant le regard des miens, des autres ? Aucun homme ne voudra de moi. Mon employeur va me virer, et aucune entreprise ne m’embauchera plus. Tuez-moi. Je préfère crever. Jamais je ne pourrais m’en relever. Il n’y a pas, il n’y aura jamais d’issue à cette souffrance qui me poursuivra toujours. »

C’est avec ces mots que  Nathalie Koah raconte comment elle a subi la violence extrême du Revenge porn .  Mais  le Revenge porn n’est qu’une facette d’un problème plus large . La cyberviolence est  «  l’usage des différents outils de connexion en ligne ou par téléphone mobile dans le but d’insulter, harceler, humilier, répandre des rumeurs, ostraciser, exercer une coercition externe sur un individu qui ne peut pas facilement se défendre seul ou qui subit une domination. »

Il a été porté à notre connaissance que de plus en plus de tunisiennes ont subi la publication en ligne par leur partenaires ou ex partenaires de leurs photos ou vidéos les montrant explicitement dans des ébats intimes, et ceci, sans leurs consentements. 

Les femmes qui nous ont raconté leurs expériences  nous ont souvent avoué que la prise de photos, selfies ou de vidéos intimes pour leur amoureux ont été faite sans  une réelle envie, voire même sous pression 

La réalisation et la diffusion de photos sans leur sans accord constitue une violence passible d’une peine  : De plus en plus de femmes avouent avoir retrouvé une photo ou une vidéo intime diffusée sans leur consentement, ou avoir retrouvé une photo ou une vidéo où on les obligeait à faire des pratiques sexuelles .  
Nous sommes très préoccupées par l’ampleur et l’impact mental et psychologique qu’a cette cyberviolence sur ces femmes, et qui peut aller jusqu’au suicide. 
Il s’agit là d’une forme de violence complexe dans le cadre d’une relation intime et d’une violation de la vie privée.
Nous rappelons dans ce contexte, le droit à la protection des données à caractère personnel relatives à la vie privée, garanti par la constitution 
Nous appelons à la nécessité d’inscrire, dans le cadre d’une loi, un délit spécifique pour lutter contre ce type de violence qu’on appelle ‘‘revenge porn ».

 

 

لا أعرف كيف أغضب لوحدى …

لا أعرف كيف أغضب لوحدى كيف أغضب لامرأة صغيرة واحدة و أكتفي !

في حلقي قبيلة من النساء تتربعن، تضربن على ركبهن و تصرخن أن لا، لا، لا ! عيونهن الذبيحة إرتجاف الذعر بين رموشهن زخات القهر و سعرة الغضب ماء حارق في جوفى.

في حلقي قبيلة من النساء تتربعن، ظهورهن إلى الأمام، محنية أكتافهن من الظلم يبرق بينهن الرعد في آن: لعنات السماء على الكل !

في حلقي قبيلة من النساء و إمراة صغيرة واحدة، يزلزلها الصوت و لا تعرف كيف تبكي.

« Image : tableau d’ Afarin Rahmanifar,  « Recess of a journey part one

Les surnoms pas du tout « cute » que certaines tunisiennes donnent à leurs amoureux

Voilà ! Quand on est entre copines , et qu’on parle  entre autres de nos « amours » , nous les femmes on a tendance à utiliser des surnoms pour désigner nos hommes , eh oui ! Parce que sinon ,  vous savez , dans la cocagne des prénoms , on s’y perd ! 

On a alors posé la question à nos amies  : Comment appelleriez -vous vos mecs , vos « chums  » (comme disent les canadiens) quand vous discutez entre copines ?

Je vous préviens ! on est bien loin des  petits surnoms mignons qu’on donne généralement, c’est carrément du sexisme inversé ! Oui oui Messieurs !  Y’a du travail !!

 Et donc voilà ce qu’elles ont répondu : 

السخطة

ولد تيييت

مكبوب السعد

الطحّان

العص

Tyrannosaure

Lord caca

Petit P

Train arrière

Big

المرحوم

المرحوم 2014

المرحوم 2015

المرحوم 2016

L’homme aux cheveux gris

Ultimate sexiness

The stranger

L’homme journaliste
نونة

Mister cul

Chéri PIPI

Chéri CUNNI

Chéri SABOUN

Chéri JEUNE CADRE DYNAMIQUE

Chéri كعك ورقة

Le petit

Mr mou

Mr capote

Petit pénis

Mr عنّوقة

Superman

A(do)nis

L’ingénieur

L’expert

المزاودي ( l’artiste jazz oriental)

الطحّان

Le macho

L’écrivain

الكذّاب

المغبون

Le bogoss

 المقحوط

Sexy cul

المنّيك

الخرا

الطحّان

Le beau tendre

صاحبنا متاع الأيام الخوالي

 MR متاع الماضي

المرحوم

سي الزبي

الزب اللايث

Le bon coup

Le psycho

Le fainéant

المقحوط

Le dentiste

الدعوة

الخنينة

L’intello

سي الزبي

الخرية

الزقلوب

Le Skyso

الكازي

المرحوم

المغط

سي الخرا

المتخلف

Le connard

الماسط

المعدة

الجلاّغ

السخطة

الجلطام

المنّيك

العلكة

بو الترامي

العكّة

Avec tout notre amour Messieurs !

L’univers du gaming en Tunisie : des jeunes femmes revendiquent leur place

Passionnées, talentueuses gameuses et pourtant elles ont du mal à prendre leur place dans l’univers du gaming. Pour faire face à cette pénurie d’équipes féminines, et surtout pour pouvoir participer à des compétitions de haut niveau au même titre que les hommes, des gameuses tunisiennes se rassemblent sur le net pour former ce qu’elles appellent « une team » féminine et pourquoi pas une association .

Première étape : rassembler la communauté des gameuses dans un groupe Facebook. Pour Barto Romero, l’administrative du groupe : « Ce groupe vise à éliminer l’écart entre les sexes et  à éclairer le fait qu’une GAMER EST UN GAMER, indépendamment des choix, du genre, ou   la sexualité de chacun. »  En somme , c’est une initiative pour la construction et l’autonomisation de la communauté des gameuses tunisiennes .

Si vous êtes gameuse, passionnée de jeux vidéo, rejoignez cette communauté de gameuses  tunisiennes sur ce groupe :

https://www.facebook.com/groups/1736250879972289/

على قدر وجعك تتّسع الأرض

 

 

من القائل أن لا أقسى من سجن بلا جدران؟

كنت سأكون قائلتها قبل ادونيس بلا منازع لو اخطأ القدر في بعثي إلى زمان اسبق من هذا بكثير أو ربّما أصاب. اليوم و بما أن القدر زجّ بي هنا (هي رغبة كبير السلالة دون شك) لا ضرر في أن أعيد قولها مادمت وحدي أمام هذه الشاشة الصغيرة دون أدنى استشعار لمراقبة السلطة. ربّما هي تدسّ لي في كلّ زوايا البيت مسجّلات للصوت و كاميرا مراقبة بوليسيّة للإيقاع بي في بؤرة الانقلاب على عادات الأسرة و قواعدها الصارمة  لكن المهم أني لا أحس بذلك الآن على الأقل.

هي لحظة صادقة بين الروح و الجسد. مبارزة فكريّة و عاطفية تقوم على نقد ذاتي و جزئيّ لمكوناتي الحيويّة دون مساس بماهيّتي أو تدنيس لما به أصبحت إنسانا خلافا لما كنته في الجنّة. هذه اللحظة الصادقة تعرّي ما سعيت لإخفائه أمدا من ارتجاجات عقلي و توعّكاته العميقة. فليكن عريا فاضحا إلى ابعد الحدود..عريا حدّ النخاع.. عريا ينحو بي من السلبية إلى الايجابية حسب نظريّة برمينيديس حول الأضداد. السلبي الذي جعلني أتبنى تبنيا أعمى الأنا الأعلى لهذا العالم الهشّ و الايجابي الذي حرّرني منه إلى تفكير روحي جليّ و تأملات وجوديّة ملخّصة لإرادتي و محبوكة بروايات فلسفيّة رجوت تطبيقها على ارض صلبة.

عرفت مذ نعومة أظافري أنّ لي سجنا و قد بدا لي الأمر في البداية مسلّيا إلا انه بات مرعبا حدّ الدوار. سجني الأول كان هذا العضو الغريب الذي تصر أمي على تغطيته حتّى أمام والدي و تنهرني إذا ما سعيت إلى لمسه أو اكتشاف ما وراء هذا الشيء من أسرار و خفايا تجعله محطّ خوف الانكشاف أمام نور الله. و مع مرور الوقت تمطط القماش الذي يستر شيئي ليسيح على السرة و الردفين و النهدين..

لم أتساءل حينها لم عليّ أن اخفي هذا الجمال؟ او بالأحرى ما يبدو لي جميلا؟

كنت أراه شكلا هندسيا متوازن الأركان و مختلف الخطوط في انسيابية اللحن العميق. انحدار الرقبة الموصل لتكور النهدين.. شكل الكمنجة حدود الكليتين.. اكتناز الأرداف و تناسقهما مع ضرف الزاوية المظلّلة. كلّ تلك المثلثات و الدوائر كانت سببا لأشعر بتميّزي و طرافتي أمام الجنس المقابل لرهافتي. لكني نسيت وقتها أن تلك الأشكال الهندسيّة كانت خطوطا مغلقة و محكمة تضيّق حركتي و أفعالي و تضيق أكثر فأكثر لتحرمني من رؤيتها حتّى. أن لا تخرجي دون أن تغطي مفاتن جسدك كي لا يتحرش بك الرجال, أن لا تتجاوزي الساعة الثامنة كي لا يتحرش بك الرجال, أن لا تتبختري في مشيتك كي لا يتحرش بك الرجال.. هكذا أمسى جسدي كعنوان لوجودي الأنثوي تصدير إرسالي إلى سجن أولي برتبة إيقاف مع التحفظ. سجن لا يحتمل ثقله و لا تحتمل خفّته. إذ لا فرق بينهما حين ينبثق بينهما خيط رفيع ما إن يتمزّق حتّى يصير الجسد ركاما خانقا.

نفس الخيط الرفيع كان يربط جسدي بالروح.

تلك الروح التي بعثت مع أول تلاق لبويضة أمي بحيوان أبي المنويّ كانت عزاءهما لأصير قدّيسة الرحمة في الأسرة. كبرت و في الظلمة تجاوزت نصف العمر لكن روحي ظلت متشبثة بشرنقتها خائفة من الولوج في هذا العالم الرتيب الذي سيقضي دون شكّ على مغامراتها المؤجلة. لم أصر قدّيسة و لم اعرف الرحمة إلا بين اسطر الكتاب الكريم في حين ظلت روحي معلقة على غصن إحدى الشجيرات الباسقة بالحكايات.

كثيرا ما استهوتها الحكايا كرحلات السندباد و هيام شهريار و انجازات غيلان و أحداث قصر الشوق و تجليات الأرواح المتمرّدة و قصائد الحب العشرين لنير ودا و مغامرات بوكوفسكي و المسيرة الكبرى لكون ديرا و البحث عن الله في الخيمياء. استهوتها لدرجة أنها حاولت ان تجرب بعضا منها ولم تفلح. كانت جلّ تجاربها تنحو بها إلى السجن الأول:الجسد.. فتغرق الروح في عوالمها المتوحدة و تنسى كأنها لم تكن. لم يكن خطأها أنهم لم يكتشفوها كان عيبهم أن بصيرتهم العمياء لم توفّق إلى التمحيص و التدقيق فيها. لم يكن خطأهم أن بصيرتهم عمياء لا ترى بل كان خطأها حين لم تدع نفسها تنهمر عليهم كالسيل الجارف لتعلّمهم الرحمة التي ملئت قلب صاحبتها بعد أن ملئت اسطر الكتاب الكريم.

« عيبك انّك صلبة حدّ الهشاشة »

تلك الروح تشرذمت مع أول صفعة تلقّتها من العالم الخارجي.

تلك الروح ناحت حتّى شحب لونها و اندثر شعاعها.

هذه الروح أمست سجنا آخر.

 

أيها العالم لم تعتصر جسدي و تخنق روحي المهترئة؟

لم تجرّني كدقائقك الستين في دورة واحدة نحو اتجاه واحد يوصلني إلى نقطة البداية؟

لم كل هذا الدوار الذي يعبق برائحة الموت المشتهاة؟

أيها العالم الذي اغتصب براءتي و عنّف أنوثتي و سخر من أنات هذه الروح الجريحة.. لم تصرّ على تشذيب أغصاني و حرق جناحيّ الذين أهبتهما طويلا للتحليق في سمائك؟

ياعادات الأسلاف القدامى و أفكار الأجداد و عيون الحساد و الفضوليين و كلمات المقرّبين البعيدين و سخافات الأصدقاء الغائبين و كذبات العشاق الوهميين و تأوهات المشردين المتخفين عن الأنظار و أشعار المغمورين بخيالهم و مصالح المنعزلين عن الشارع و نوايا المكروهين المحبوبين الفقراء الأغنياء التافهين الرائعين العظماء الأحياء المقبورين المجبولين على الفضيلة المختارين لأشنع الأفعال..كيف تحولتم إلى سجن يدعو إلى الغثيان لرداءة نوعكم و تعفّن حروفكم؟

أيها العالم.. كفّ عن التحديق فيّ بعينين ذئباويتين.. فمازالت فيّ نفحة من حمل و قلب لبؤة لأجابهك بما تبقّى من بعضي.

أيها الوجع المتجذّر في العروق.. ستغرق بك الأرض يوما و ستنبت بفضل عطائك وردة باسمي.

***

يرجع بي الزمن في لحظات الصدق و التي اعتبرها نادرة جدّا في حياتي القصيرة او بالأحرى السريعة.

أنا لم أكن صادقة مع نفسي كفاية حتّى استطيع فهمها. كنت ارمي شكواي دائما على من حولي و اعتقد بكل جهد أنهم المخطئون دائما. فماذا لو قلبنا الأدوار لمرّة واحدة؟

في السنتين الأخيرين من عمري الضئيل أي ما بعد مرحلة المراهقة وقبل مرحلة النضوج كانت خياراتي الحياتية خاطئة تماما.. مرّة كبصلة خضراء.. متكلّسة كقلبي المعلّق في سقف الغرفة.

بين الثمانية عشر و العشرين قرارات وحشيّة جدّا خربشت جسدي الطفوليّ و انقضّت على شفاهي تلتهمها إلى أن أغنتني عن الكلام او.. التفكير فيه. وقرارات بغيضة أيضا هدّمت صرح براءتي و أثثت على وجهي قناعا بشعا.

أنا منافقة جدّا فانا أتبجّح أمام الناس بطهارتي المقدّسة و لكني في واقع الأمر متعفّنة من الداخل حتّى أني اشتم رائحتي الكريهة عند دخولي إلى الفراش فأضم فخذيّ إلى بعضهما البعض و أدس وجهي بين ركبتيّ و انغمس في لعقهما علّني افلح في طرد الرذيلة المميتة عنهما.

الرائحة تنتشر في الغرفة الضيّقة. تنطرد من تحت الغطاء و تهيج على الجدران  متسربة إلى ما بين فواصل الأثاث و زوايا الكتب المرصفة على المكتب. أسرع مائجة إلى الباب أوصده و ارتمي فوقه باكية محاولة بكلتا يديّ درء الرائحة عن تجاوزه.

الرائحة الفضيحة التي ستساوم بها رقبتي. الرائحة التي صنعتها لنفسي ك »غرينوي » بطل رواية العطر لكني صنعتها بعشوائية اختياراتي و رداءة مواقفي لا بكميات معينة من روح البنفسج آو بصيلات العنبر.

ما المبدأ؟ أظنني لم أضعه في أولوياتي مسبقا و الأغلب اني كنت أغيره دائما. عزوفي عن الذوبان في مبدأ حياتيّ منظّم لأفعالي جعلني دون شكّ امرأة هشّة جدا تسعى دوما لإرضاء رغباتها و تندم في ما بعد بنفس السرعة التي تقام عليها النشوة الجنسية.

أنا ضعيفة جدّا و لم أكن يوما امرأة قويّة كما ادّعي أمام الجميع. كنت أوهم نفسي بداية باني صلبة كحجر الصّوان و مع تراكم أخطائي و هفواتي صار قلبي صوانة تتفتت في جسدي ببطء مما يجعلني لا أبهت في موتي بفشل كلويّ.

السنتان الأخيرتان كانتا في الواقع فجوة عميقة في حياتي. صادفت فيها أصدقاء و اعداء كثيرين .. شعراء و أدباء و متملّقين .. رجالا و نساء و أولادا و حكايا و روايات طويلة.. في الأخير لم يبق من كلّ هذا شيء و السبب معلوم مسبقا. تلك الفجوة سقطت فيها كلّ البراءة و كلّ الرصانة و كلّ المبدأ.

أظن أنني سابكي. سأعود إذن في لحظة صدق أخرى.

آلاء بوعفيف

الصورة : لوحة للفنّانة تغريد البقشي

J’entends encore la plainte infinie des corps

Je vois encore ces femmes :

Femmes battues
avec des ecchymoses violacées
et des os cassés.

Femmes allongées
sur des tables de gynéco
pour quelques sutures de trop.

Femmes couvertes de noir.
Femmes qui miment le noir.

Petites filles
aux mains tendues
pour des bonbons à l’anis
sur l’avenue de Tunis.

Récolteuses d’olive et ouvrières
portées dans des camions
sur des routes précaires.

***

 

Je vois encore la misère
du monde
passer entre les jambes
des femmes.

Cet espace en « bas » *

Cette fente tous les mois saignante

Engloutie, cachée dans nos corps

Souillure patriarcale

Impure à tort

Qui tait à tout jamais son nom …

 

J’entends pourtant de loin sa voix

Sur les bouches de nos grands-mères :

« Je suis un mur, et le fils d’autrui est un fil »*

«أنا حيط وولد النّاس خيط »

Mots d’emprise

Sur nos chairs condamnées

 

J’entends la plainte infinie des corps

Des corps brimés

En couche

Des corps endeuillés

Par des fausses-couche

J’entends la solitude des corps avortant

Quand ils se font tombeaux.

 

J’entends la plainte des corps nullipares.

Des corps anorgasmiques

Et des corps invisibles.

 

J’entends la plainte infinie des corps

Marchant dans les cités.

La plainte

Dans les étreintes non consentis

J’entends encore toutes les Mariem *

Et tous ces cris des femmes

Aux temps des guerres

J’écoute résonner dans mon ventre

Toutes leurs douleurs.

Leurs fentes comme des

Grandes blessures

Incicatrisables

Irréparables.

 

Ecoute encore la plainte infinie de nos corps.

 

Yosra.E

 

Lobna Yassine

Lobna Yassine

 


Ce texte a été écrit dans le cadre de l’atelier EcriLecture de Chaml sous le thème du corps. L’idée est de faire parler des femmes, chaque mois, sur un sujet différent. Elles pourront dire ce qu’elles pensent sans que quiconque ne les représente.


ecrilecture avril 2

المكتبة النسوية الإفتراضية لشمل – LA BIBLIOTHÈQUE VIRTUELLE FÉMINISTE DE CHAML – CHAML’S ON LINE FEMINIST LIBRARY

المكتبة النسوية الإفتراضية لشمل

روايات ، دواوين شعرية و دراسات نسوية نشاركها معكن/م

مطالعات بثلاث لغات ( عربية ، فرنسية و إنقليزية )

المكتبة قابلة للإثراء .

LA BIBLIOTHÈQUE VIRTUELLE FÉMINISTE DE CHAML

Romans , recueils de poésie , études féministes que nous partageons avec vous

Des lectures en trois langues ( arabe , français et anglais )

Cette bibliothèque s’enrichit au fur et à mesure

CHAML’S ONLINE FEMINIST LIBRARY

Feminist novels , collections of poetry and studies that we share with you

Readings in three languages : Arabic , French and English

This library is enriched progressively

 Links / liens /الروابط  :

Littérature et poésie féministes

https://www.dropbox.com/sh/g60sgvok8heu3oo/AABwIf2JfcpZZo2l0Pk6VySka?dl=0

(Essais et ouvrages théoriques féministes ( toutes langues

https://www.dropbox.com/sh/r6bvzfnx1sfsq2p/AABPQ2NfZkXCrRpYZTIC-sTXa?dl=0

            شعر وأدب نسوي عربي

https://www.dropbox.com/sh/7jgjg1462bj82hv/AADLTvca16aTlfUAS6wm6WqUa?dl=0

صوت المطر

أنا لا أسمع جيّدا، هذا ما قاله الطبيب، و رجح الأمر كمن يأرجح شعره للاحتمالات، قد يكون ذلك بسبب وقعة او عثرة أو صراخ ارتطام حاد، هناك صدى في رأسك 

كيف ذلك ؟ 

يبتسم بشعره الأبيض و عينيه الجاحظتين 

يا بنية … صاحب الأنف الطويل يعيش في رأسك، و ثمة فئران و الجداول جفت كثيرا . انتبهي للمطر و احذري الجفاف…

لكنك مخطئ يا دكتور، أنا أسمع بطلاقة الخيل الأصيلة في امتطاء الأميال الضوئية، و مجارتها للريح، أنا أيضا أقف على الطلال و أجاري مزاجتي في تقصي التجديد، و ان تعبت من طول جديلتي نفخت فيها كمزمار سحري و نمت كقطة على بساط علي بابا و المارد ينشد ما تيسر له من أفعال الغناء الساكنة. 

أنا لا أسمع جيّدا، هذا ما قاله أبي، ثم صمت لبرهة، و قال محاولا ترميم الحديقة التي تلوح جرحا و هي الصداع الذي به تتماسك عمادات الرأس، الأعتك أفضل حالا من مبتور الذراع، و الأعرج من مبتور الساق، و مبتور الساق أفضل من المشلول، و الحاجة لنظارة خير من الحاجة إلى عصا استدراج الطرقات، و الحاجة لعكاز خير من كرسي مدولب، لا تجزعي و لا تهلعي بنيتي، ستسمعينني دوما، لأن صوتي و إن كان همسا فهو صوت الحقيقة التي لا تخطئها أذن و لا يردعها صمم، ثم كبرت يا أبي و صرت أسمعك بوضوح لأنك دائم الصراخ، كنت أريد عصا و كرسيا مدولبا لأتشرب سكوني كما خلقت، لكنني كنت تشوها و أدركتني الموسيقى و آهات شوبان و بكاء بيتهوفن و أنتم لا تعلمون وجع أن تكون رماديا، مولودا للحياد، الفهرس في كتاب سيء عن أنواع الخشب أو تعدادا للعقد في أقمصة الصوف.

أنا لا أسمع جيّدا ، هذا ما قالته أمي، و هي تتلو أوراق البقدنوس، و تصغي لحد السكين يقطعها و هي وريقات نظرة و صغيرة، كسنبلة غفل عنها المنجل، و المنجل يا أمي صوتك يأتي و يتردد لأنك تقولين ما ترفضينه و تمقتين أن يكون وليد رحمك اسقاطا تالفا لماض مشوه عشته و تعفنت فيه كقطعة خبز على المنضدة، أو عيني قط في الليل الدامس، ثم ترحلين لتجديل صمتك كأنك تعتذرين عن صخب ولادتي، و حجم رأسي و صهيل أحلامي المبتورة كساق عصفور أو جناح شجرة. أنا لا أحملك ذنب ما جرى، كان رحمك دافئا، و هناك تركت صوتا يخزك لأن الطعام كان سيئا و أعتذر عن ذلك. عليك أن تتوقفي عن التهام الطباشير، لقد رسمت أشياء كثيرة على جدرانك الداخلية و كتبت بعض النوتات و كلاما بذيئا …

أنا لا أسمع جيّدا، هذا ما قلته ، و أنا بغباء أبرر تيهي و لامبالاتي لنفسي، حتما، توازن الفكرة يبدأ بسماعها، كيف أكيل المنطق و أنا ثرثرة مغمغمة كفاه مكمم بابتسامات العابرين البلهاء؟ كيف أحط و أنا المواء الذي يسكن الداموس؟ كيف أعرف حدود وجهي إن كان صوت المطر مطمورا في حدود الجفاف ؟ كيف ؟ 

أنا أسمع جيّدا، و هذا كل ما في الأمر.

وعد كرونة

يا أمّي

هذا صباح صعب يا امّي ، هذا صباح حنظل

ما ناديتك قبل ـ تعرفين ـ

و لست سوى شبه ابنتك لا أكثر

كبرت بمفردي في الفصل، بين الشّبه و الشّبه وصرت قبل النّصف كاملة الاوجاع، بقامة جدّتي

.. وأمّك .. يا امّ الاولاد

هذا صباح مصلوب على الباب ـ فِعل الذّئاب في الظّلام

حاصرني اللّيل ، حاصرني النّوم ، حاصرتني ذاكرة قوم عاد

فعدت أدراج المنام ولا نوم

فاجأني الغدر

تكدّسوا ـ تكدّسوا ، تحلّقوا حولي

كثبانا من ذئاب، تسلّقوا رؤوس بعضهم

و طالوا الكلام

كلامي

دنّسوا

كل ماطاب على الاغصان

دفعوا، دفعوا كما يدفع الجبّار ، لادخالي دهاليز الظّلام

.. لِحىّ التّيوس تحيق بي

ورائحة الفسق تخنق مسامي

ادخلوا القصيد لدهمائهم

و اطلقوا عنان الكبت، تكالبوا من شدّة فقر الحبّ

وتهالكوا

يا امّي

لم أكن سوّيت سوى الشِّعر

أمشي واسعة النّطاق في النّهار

وأُعلن شهوة الاشعار جهرا

ورغبتي و رغبتي

رنّخوا الكلام ، يا سيّدة الكلام ، بالبذيء والمُعاد، انتحلوا اللّغة و كلّ صفات الغواة، نكّلوا بالعرض وأكالوا سخطا على الشرف وباعوا ما باعوا منّي اِربا، و بعثروا ما بعثروا بينهم يمينا و شمالا

رنخوا الزّمن ، زمني اللآن بفائت المهانة، رنّخوا اللّوح بالسّواد ، يا سيدة الألواح

رنّخوا الشعر والخيل

تربّعوا في السّكر

سمّوا وردة الرّمل، وردة الرّمل

والكبير يجوب بهم خلاء المجاز، بين الحجاز وخراب القيروان ، يُدخلهم سقيفة بني ساعدة، وهو يعدّد فوائض حنظلة في الشعر

يصيح بالآذان فجرا :  » قوموا للزّنا .. لنُنجب الكلمات  » ويقوموا قطعانا . البعض يشتمّ الوبرْ تحت السُّررْ في السّطر ما قبل الاخير، والبعض يتنشّق اِبط الحروف على السّطوح، والحَلمات تحت الضّرس يعلكها العروض

فاق المجون اقوال الرّجال

تحوّلت كلّ الصور، حتّى الصخور على الجبال ، حتّى الحجر في البال ، حتّى صليب الصّمت في الخاشعات، حتّى مواويل الوطن والموتى والشّهداء ..

تحوّل صوت الاغاني بقدرة المخزون في تِلكمْ رفاة ، بقدرة ما رََاكَمَ الاعراب من جهل لاسباب الحياة .. تحوّل الصّوت ـ صوتي ـ من صدى الجوف الى انثى بارداف واثداء وأشياء ..؟؟ ..

ذاب فصّ الملح في الماء ـ

صار الكلّ في الكلّ في ماخور الشّعر .. و َأمَاء وجواري وسبايا ـ رهائن بدو في الخيال القبلي

واسمي ـ عريضة الموت ـ ممزّق معرَّض للذّبح ، ينشره القميء ، حقير الشّيب ،عطن الوجه ، المسؤول على التّحرير، في نشرات منتصف السّكر في البارات

على قائمة الامضاء اسماء وأسماء تطول وتعْرضُّ في الخفاء، أسماء لو تدرين ! جحاف غلاظ وأُخرى معلومة الايقاع

لم أر وجها واحدا في الضوء ، لم أفلح باسم عالق بالشمس

لم يقترب وجها صريحا بلا قناع، يطلب منّي مودّتي أو ثُمّ صداقة

وكنت في عمَا الاسراف في الزّهد و في الدّفق ، كنت في الوجع، بعيدا ، بعيــــدا عن جميع الخلق . كنت على الاطلاق ، في الحمل و في شغل المخاض و مجرّات مياه الوضع

تعلمت في الولادات ، مقايضة الزغاريد بالصّمت

تعلّمت .. من نهش الذئاب صمت الدّموع و الحذر

لن أظفر بسديد القول ، أُميمتي ـ

صعب المنال ، في عباب محيطات الالم. وخُطوي وان علا وسط الجبال .. مالي على تواريخ القوافل والقبائل .. مالي على صرعات الموت في قلب العرب ، بدّا ولا حِيَل

أَعدّوا دواوين الاصطياد ، مسبّقا

أعدّ نافخ الوسواس ، قرطاس الجواب

كلّ العناوين مهيّأة للرّد على ضوع أسى البنت اِن عادت على تبعات الهرسلة : ا

لا اسم ولا رسم يدلّ علينا فيما يفلت منّا  » والقصد على افتراض الحرب في وغى الافتراض « 

لكنّ ـ يا امّي ..

ثلمود صخر نحن ، تتكسّر علينا الامواج ولو طالت قمم

ولكنّي

صرت أعلم . وكأنّ .. كلّ النّساء علمت

ليلى الزعايبي