Ex Victime de VIOLENCE depuis 150 jours

Violences Conjugales : Les femmes paient le plus lourd tribut

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L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié un document édifiant, son rapport sur la violence faites aux femmes dans le monde.

1 FEMME SUR 3 DANS LE MONDE VICTIME DE VIOLENCES CONJUGALES.

30 % des femmes du monde sont victimes de violences conjugales de la part de leur partenaire. La « forme la plus courante » d’agression à notre encontre.

Parmi les femmes agressées par un partenaire intime, 37,7 % vivent en Asie du sud-est, 37 % en Méditerranée orientale et 36,6 % en Afrique.

Mais bien évidemment, ces chiffres varient si on combine les données sur la violence du partenaire et celles sur la violence sexuelle exercée par d’autres que le partenaire. Dans ce cas, c’est notre Afrique qui est en tête avec 45,6 % des femmes, suivie par l’Asie du sud-est (40,2 %), l’Amérique (36,1 %), puis les habitantes de pays à revenu élevé (32,7 %), les femmes du Pacifique occidental (27,9 %) et les Européennes (27,2 %).

A l’échelle mondiale, 38 % des femmes assassinées ont succombé à la violence de leur partenaire intime.

La consommation d’alcool concerne 2 fois plus de femmes violentées que les autres. Pour les femmes victimes de violence, la probabilité de donner naissance à un nourrisson en insuffisance pondérale, est 16 % plus élevée.

Si on se dit, à un moment, que la violence à l’encontre des femmes n’est qu’une simple agression, qu’elle soit conjugales ou pas, a de graves conséquences sur la santé et le bien-être de sa victime, parce qu’en plus des blessures physiques, ça génère la dépression, l’alimente et la développe, ça te fait oublier la possibilité de dormir, ça rend malade et on appelle ça « stress post-traumatiques ». Puis quand on est une femme victime de violence, en n’a plus aucune estime, ni de confiance en soi, parce qu’on a l’impression de ne pas être des victimes, qu’on nie la violence à notre encontre arrivant même à la prétexter. Quand on est une victime de violence, on a honte et on se sent coupable. Quand on est une femme battue, on se maquille pour les mauvaises raisons et on saigne pour aucunes raisons. Etre une victime de violence peut pousser à l’autodestruction, des abus d’alcool, de drogues, notamment à des suicides.

Je ne sais pas pourquoi j’en parle, mais voilà, je le fais. Parce que je sais que quand on est battue, et qu’on le reste, souvent, le plus difficile est de surmonter le regard rempli de pitié et de rage des autres qui en savent trop. Mais encore, c’est parce que quand on est battue, et qu’on l’explique, souvent, le plus difficile est de nier qu’au fond de nous, on n’y croit pas. Et puis il y a les moments où on se dit des conneries du genre « il pense le faire par amour », « il ne va pas bien ces jours », « bon je l’ai un peu poussé », « bah oui mais tu sais, moi aussi je l’ai frappé », et j’en passe. Là, le plus difficile c’est de se regarder dans le miroir sans vouloir se péter les veines, là maintenant, ta de suite. Ou quand on se maquille, et qu’on se fait croire que les gens n’y verront que de la poussière. Ah sinon on croit parfois qu’on peu aider l’autre, arrivant à lui cacher même, le fait de le mépriser.

Quand on est battue, tout court, il faut au moins le dénoncer et ne pas compatir. Parce que, additionnellement, quand on est victime de violence, et qu’on ne dénonce pas, on est les premiers malades psychologiques à soigner. Ici, dans la violence qui n’est pas dénoncée, les deux parties sont complices dans le crime, le violent comme le violenté. En restant, quand on est battue, on l’autre l’autre à sombrer et nous violenter d’avantage, surement, sans que nous ne le voulions, l’un commel’autre.

Je suis une ex-femme battue. Personne ne m’a violenté depuis 150 jours. Depuis je me sens mieux. Je décide pour moi. Je me fais belle. J’apprécie qu’on me regarde, ça me donne de la satisfaction, pas mal pour la santé mentale de temps en temps. Je travaille et je deviens de plus en plus responsable et équilibrée. J’ai fréquenté de nouvelles personnes intéressante. Je suis devenue mi-comédienne, mi-journaliste. Deux choses que je voulais frôler dans ma frigide vie. Je suis maintenant plus concentrée sur les atrocités du monde que des petits détails, comme mon sort, que j’aurai passé des nuits à pleurer. Je suis de plus en plus, moi. J’avance à pas ferme, toujours peu précis, mais ça viendra. Je ne dissimule plus autant mes envies, mes réflexions aussi stupides qu’elles puissent être. Je suis plus joviale, moins boudeuse et nerveuse. J’ai aimé aussi un peu les conflits, mais ça ne me manque vraiment pas. J’ai retrouvé mes vrais amis et ils me gavent d’amour. Aujourd’hui mes violenteurs ne me manquent plus. Je leurs suis, carrément, indifférente. C’est un pur bonheur dont je rêvais étant encore battue.

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