Moi, je suis un tas de merde de monde (Partie 1)

Avant de commencer, dans ce texte (bcp de partie) je vais me permettre les erreurs d’otho et de machin du monde, sans correction. Une envie de râler ce que je suis « une merde » que j’apprécie d’être.

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Moi ! Mon nom est (Je ne sais quoi) mais on m’appelle souvent Nadia ou Amal Bint Nadia.

Née, en un mois glaciale d’une année, peu ordinaire, d’un pays où « liberté du deuxième sexe » est dites et n’existe qu’en apparence, on me décrit comme légère. Une appellation qu’on m’attribue avec indulgence. Je suis le fruit de je ne sais quel mélange. Et si, je suis spéciale, c’est que je n’aime jamais légèrement autant que je le suis. Légère !

Petite gâtée, grande je voulais le rester. Je suis l’enfant brillant en danse de coincées du cul qu’à l’école. Celle qui n’a pas droit à l’erreur et j’ai assuré.

Puis j’ai connu le monde à travers un homme.

Puis, je me souviens de n’avoir rien senti, mis à part la profonde honte de l’étrange sensation d’avoir pissé au lit. Ce sentiment de communiquer à travers son corps. En dire trop par un simple baiser, une caresse ou le contact peau à peau.

On  dit aussi que je suis féministe. Parfois je pense que je suis misogyne. Je dois être un monstre. Grrrrr (avec un air qui hésite à mi-chemin entre monstre et ange qui est au fond est démon, parce que c’est ça la vie). Quoi que je suis réservée avant de me lâcher (ce que je dis doit être entre parenthèse avant).

Je ne suis pas ordinaire ! Vous pensez surement que tous le pense, que chacun se croit spéciale ? Moi ! Je ne le pense pas. Je le sais. Mais je ne suis probablement pas du meilleur côté de la balance, moi qui m’estime plus musulmane que les musulmans, eux-mêmes.

Je ne suis pas très jolie, simplement brune, trop blanche, au minuscule corps bien sculpté. Ce qui faisait ma différence ce n’était pas mon physique mais ma façon de me comporter (moi qui n’a jamais donné vraiment une importance sur la question de réputation que je pouvais avoir). Sauvage, provocante, et flagrante à la fois, normal quand on a envie de m’agripper, me soumettre et me violenter, respectant avec indulgence ma façon de penser.

Je suis disposée à être une belle femme en devenir, on disait que, seule, ma lucidité me sauverai de l’autodestruction (mon domaine) mais je n’y crois pas. Je parle fort, un peu trop même. Je n’ai pas de barrières. Dès mon plus jeune âge, mon cœur était ma bouche, l’amour ma passion et la littérature mon désir.

Tout ce que je vivais au moment même était l’extrême, le maximum… et en prenant de l’âge mes actes en gagnaient en profondeurs.

Je n’avais jamais pu sentir la chose qui vie en moi. Je n’ai jamais pu entendre la voix douce qui m’aurait murmuré « voilà, regarde comme tu es ». Nous essayons d’abord de résister mais le besoin grandi, défrayant sur nous une vague de besoin qui nous taraude, nous excite puis nous provoque pour pouvoir être assouvit. Puis la même voix revient doucement nous hurler « fait le », là on l’entend bien. Au fond de nous, on ne comprend pas de quoi parle cette voix mais on fait tout de suite ce qui nous vient à l’esprit. D’une façon ou d’une autre, on obéit à cette voix et on oublie les bonne questions dans un verre de vin ou un joint, car on le désir. Et cette voix, cette ombre noir en profite pour nous posséder. Nous lui appartenons à cette chose tapis au fond de nous.

Que serais-je plu tard ? Que vais-je devenir ? Comment sera ma vie ? Qu’est-ce que l’amour ? Qui est mon autre ?

Des milliers de questions sans réponses hantent ma vie. La vie n’est pas très joyeuse en globale, avec moi. Tout est ordinaire. Je vis le moins pire du pire. (Surement, je murmure)

Ses répliques étaient comme des pirouettes et en guettant sur mon visage l’impact de ces propos on n’y voyait que de l’insatiabilité. Et puis je me suis découverte à travers des hommes.

Allongé sur le dos, sur le côté, sur le ventre, penché, assis, debout. Pour chacune de ces figures, il existe plus de dix choses apparentées. Chacune a sa propre appellation, soit une soixantaine de positions en tout. Certaines aisées à exécuter et accessibles.

Je me réveil, je m’endors, je souris, je parle, je ris, je travaille, je voyage, j’écoute, je rencontre, j’accomplis tous mes devoirs, je mens, je dissimule, je dédouble, je commande les mouvements. (ça c’est moi en nicked)

Tout ce que l’on aime devient une fiction. Une fiction que nous prenions soins de dresser sur un papier, entre les lignes d’un poème émanant des fissures d’un cœur dont le seul stimulant serait ses heures volées. Ce cœur qui ne jouit d’aucun quelconque type d’engagement comme garder l’horizon, les yeux et la braguette fermée.

Je vis une passion soudaine et paff ; l’envie d’en transcrire chaque sensation, chaque moment, chaque tentation me taraude. Qui suis-je ? Pourquoi suis-je ? Un homme dont je ne peux espérer que des heures volées ? Qu’il me prenne dans ses bras d’homme en secret ? Je ne suis jamais allé plus loin dans mes pensées, mais j’ai compris que la nymphomanie est une maladie créée par un homme pour inculper des femmes, si elles voudraient comme un homme, se découvrir jusqu’à la pointe de la perversion féminine.

Moi, je suis une fissure. Celle qui veut connaitre la limite mais qui ne cherche pas à l’atteindre. Je suis ce cœur aux multiples fractures, qu’on réanime avec aisance.

A moi, il suffit d’être correcte socialement, bon là où je pense, et concis là où je pense aussi. Il suffit d’être intelligeant que je puisse t’écouter et apprendre de toi. (sinon je m’ennuie). Il est important aussi que je sois la seule et unique (et si supplément, je veux le droit de niquer un bordel, quitte à me faire battre).

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