De la cyprine jusqu’au sang

Chaml est cette affinité qui est devenue avec le temps une sorte de sororité, où nous avons pu nous connaitre davantage, échanger nos expériences, nos écrits et nos vécus. Nous avons choisi la voie difficile, hors des sentiers battus dans ce que nous écrivons, peignons ou créons. Nous avons choisi de dire les femmes telles qu’elles sont vraiment et non telles que l’on a toujours voulu qu’elles soient.

Nous nous revendiquons descendantes de ces femmes artistes, poétesses qui ont écrit sans entraves, au risque de passer pour marginales. Nous nous revendiquons descendantes de ces plumes universelles, de ces poétesses et artistes oubliées, invisibilisées, des Maria Merce Mercal , des Zoubeida Bechir , des Goliarda Sapienza , des Camille Claudel, etc
On a beaucoup écrit sur les femmes, peint les femmes, représenté les femmes , construit autour de nous une vision très masculine de « la femme » dans laquelle nous nous identifions forcément pas, et longtemps, la parole des femmes a été réprimée. Car donner la parole aux femmes revient à leur donner du pouvoir – et nous savons combien, la parole de nos mères, de nos grand-mères, a été importante dans nos sociétés. Nous pensons que c’est aux femmes de parler d’elles-mêmes et personne d’autre.
Nous avons choisi de contrer les modèles prêts et les représentations clichétiques des femmes : éternelle amoureuse, rebelle et révolutionnaire, libérée ou victime. Nous dire telles que nous sommes à travers l’écriture et l’art. Alors, nos sujets vous dérangeront peut-être .Ils vous sembleront impudiques. Ils sont à la fois intimes et altruistes. Nous parlerons de nous-mêmes, mais aussi nous nous inspirons des parcours d’autres femmes qui ont croisé nos chemins un jour.

NOUS ÉCRIRONS DE LA CYPRINE JUSQU’AU SANG. Nous exhiberons nos verbes, nos œuvres aux lectrices et lecteurs, nous nous décomposerons pour que vous puissiez voir et entendre les femmes.
Nous savons combien de femmes ont chanté de vers, combien elles ont tissé de fils. Nous savons combien de potières ont modelé d’objets ,combien elles ont écrit, peint, photographié. Nous savons combien, ces femmes ont créé. Nous demeurons de cette souche-là.

Yosra

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